Torture: une enquête ouverte sur le cas du détenu Ali Aarras

H24info
Mustapha Ramid, ministre de la Justice, avait vivement critiqué el rapport d'Amnesty International

Mustapha Ramid, ministre de la Justice, avait vivement critiqué el rapport d'Amnesty International. © Yassine Toumi

Le procureur général du roi à Rabat a présenté, le 21 mai, une requête au juge d'instruction pour ouvrir une enquête sur les accusations de torture dans l'affaire Ali Aarras.

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Après la publication des rapports des Nations unies et d'Amnesty International (AI) concernant le cas d'Ali Aarras, une enquête a été ouverte à la demande du parquet de Rabat, précise un communiqué du ministère de la Justice.

La même source ajoute que l'enquête intervient pour "approfondir les investigations" au sujet des accusations de torture portées par la défense d'Aarras, et en identifier les responsables éventuels.
 
À la veille de l'ouverture de cette enquête, le ministre de la Justice, Mustapha Ramid avait pourtant assuré que la torture évoquée dans le rapport de l'ONG n'est plus pratiquée depuis de longues années. Il a qualifié le rapport de "campagne diffamatoire" et de "témoignage indigne de l'organisation et de son histoire".
 
Pour le ministre de la Justice, on ne peut plus parler aujourd'hui de violations des droits de l'Homme, de rapts, de torture systématique ou d'impunité au Maroc.
 
Pour rappel, Ali Aarras, citoyen belge d'origine marocaine, a été arrêté à Mélilia en 2008.  Il a été condamné à 12 ans de prison pour des liens présumés avec la cellule terroriste dirigée par Abdelkader Belliraj. Pour la défense d'Ali Aarras, le dossier d'accusation n'est pas assez solide. Le principal intéressé, soutenu par Amnesty International, accuse également les autorités de lui avoir extirpé des aveux sous la torture. Il avait récemment décidé d'observer une grève de la faim qu'il a  interrompue après la visite d'un représentant du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH).

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