A Saint-Moritz, l'hôtel chic et zen des skieurs

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A Saint-Moritz, l'hôtel chic et zen des skieurs

(c)DR

En haute Engadine, au fin fond de la Suisse, dans le canton des Grisons, le Nira Alpina 4-étoiles est un camp de base design à l'ambiance décontractée.

Première impression. Evidemment, comparée à l'architecture des bâtiments d'autrefois, si nombreux en haute Engadine, le parallélépipède ultra-moderne du Nira Alpina laisse de glace. La façade striée de terrasses est malgré tout de bonne augure. Posé à 1 870 m d'altitude dans le village de Surlej, à la sortie de Saint-Moritz, cet hôtel 4-étoiles se trouve au pied du domaine skiable de Corvatsch.
 

Bienvenue. On entre par l'arrière du bâtiment construit à flanc de montagne. Un escalier végétalisé (des petites plantes vertes poussent entre les marches) descend à la réception. Accueil assuré par un cheval noir, grandeur nature, coiffé d'une lampe, et par un sympathique troupeau design de mini-vaches multicolores, juchées sur des étagères, derrière le comptoir. Chek in en allemand ou en anglais. Ici, seule la directrice, Claudia Pronk, parle français.
 
Chambres et suites. Elles sont 70, spacieuses et lumineuses, toutes (sauf trois) avec balcon-terrasse, vue sur le lac de Silvaplana et le domaine skiable de Corviglia, juste en face, sur l'autre versant de la vallée. Simple et élégant - murs clairs, meubles de bois, tissus et moquette taupe, minibar, grands placards - l'aménagement dégage, d'emblée une impression de sérénité.
 
Sur la table de nuit une édition en allemand de Ainsi parlait Zarathoustra rappelle que Nietzsche avait en partie composé son poème philosophique à Sils-Maria, le village voisin de Silvaplana. Sur la télévision, entre 8H et 9H, tous les domaines skiables suisses défilent en boucle sur la chaîne de télévision SRF Météo, un festival de sommets.
 

Les 60 chambres sont réparties en trois catégories et quatre étages. Proches de la réception, les 3 «mountain view» -plutôt vue sur la gare du téléphérique...- de 20 m², sans balcon, sont réservées aux personnes à mobilité réduite. Installées sur plusieurs étages, les 40 «Corvastch» de 24 m² s'ouvrent sur un balcon de 10 m². Même superficie pour les 17 chambres «Garden» (30 m²), en rez-de-jardin, vert ou blanc selon la saison.

 

Enfin, perchées au 4e étage, les 10 «Alpine junior suites» (50 m²) sont un modèle d'espace et de confort. Le salon, avec téléviseur grand écran et la chambre (avec lit orienté face aux sommets et petit écran) donnent sur une terrasse de 20 m². Dressing, plateau de courtoisie, service de couverture le soir..., On frise ici la prestation 5-étoiles.

 

Salles de bains. Carrelées de noir, celles des chambres sont toutes équipées d'une baignoire, à l'exception des trois «mountain view» avec douche. Celles des suites, immenses, disposent de deux vasques, d'une baignoire et d'une formidable douche à l'italienne. Dommage, les toilettes ne sont pas séparées et il manque un chauffe-serviettes. Enfin, au chapitre produits d'accueil, c'est du made in France: Pure Altitude, la griffe mégevane des hôtels Sibuet.

 

Roof top. C'est le nom donné au dernier et 5è étage panoramique occupé par le bar (à gauche en sortant de l'ascenseur) et le restaurant. Ambiance lounge, déco branchée, comptoir, cheminée, lumière tamisée et une floppée d'alcoves avec poufs et canapés, le bar a des allures de discothèque.

 

Au restaurant, on s'installe tranquille: les tables sont bien séparées. Globe-trotter, le nouveau chef autrichien donne une touche exotique à chaque plat - toujours étonnant et souvent délicieux. On dîne aux lumières tamisées (un peu trop).

 

Mais, dans cette salle vitrée sur toute sa longueur, on petit-déjeune à la grande lumière du jour. Buffet complet, plats chauds à la demande et, primordial pour les buveurs de thé, on vous apporte d'office une théière. Service à la fois style et décontracté assuré à chaque repas par un personnel habillé sport chic, sans uniforme.

 

Ski et après-ski. Une passerelle de verre couverte relie l'hôtel au départ du téléphérique de Corvatsch dont la gare abrite également un magasin de location de matériel de glisse. Retour à l'hôtel skis aux pieds. Il y aussi, juste à côté, une piste dédiée aux débutants et aux petits enfants, équipée d'un téléski. Pour aller skier sur les autres domaines de Saint-Moritz, il suffit de prendre le bus (compris dans le forfait de ski ainsi que le train de la vallée) à la porte de l'hôtel.

 

Retour des pistes, une fois remise le matériel au skiroom (casiers individuels avec sèche-chaussures), rendez-vous pour l'après-ski en musique au petit chalet de bois, à la porte de l'hôtel, jusqu'à l'heure du dîner. On peut d'ailleurs le prendre ici: le soir, ce chalet est réservé aux odorantes spécialités fromagères.

 

Détente. A défaut de barboter dans une piscine (ça manque un peu, surtout l'été), on peut se prélasser dans le maxi jacuzzi, vue sur le paysage enneigé par la baie vitrée. Sauna, hamman, fitness... tout y est. Au Spa griffé Pure Altitude (le seul de Suisse orientale), trois esthéticiennes et masseuses se relaient avec dextérité dans les cinq cabines de soins.

 

Les plus. Le Kid's Club, grande salle de jeux lumineuse pour les enfants (surveillance et réjouissances orchestrées par une animatrice). La bibliothèque près de la réception. La boulangerie (une vraie boutique), très pratique pour les goûters gourmands. Le garage de 100 places (17 € par jour l'hiver, gratuit l'été). La voiture de l'hôtel pour les transferts A/R avec la gare de Saint-Moritz.

 

L'addition. Chambre double «Corvatsch» à partir de 285 € la nuit pour deux, avec les petits-déjeuners. Offres spéciales sur le site Internet toute la saison.


Notre avis. Un beau refuge anti-stress à recommander aux skieurs en quête de confort et de tranquillité (noctambules s'abstenir). Seul regret: la fermeture de l'hôtel à Pâques, alors qu'on skiera au Corvatsch jusqu'au 7 mai.

pour H24info

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