Chronique*: France 3 ou la mystification qui rattrape ses gribouilles

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Chronique*: France 3 ou la mystification qui rattrape ses gribouilles

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Le tumulte orchestré pour assurer gratuitement une large diffusion au documentaire "Roi du Maroc, le règne secret" a pris fin. Mais le débat ne fait que commencer.

Le film documentaire de trop

Maintenant que s’est éteint le tumulte orchestré avec la complicité tacite d’une presse revancharde pour assurer gratuitement une large diffusion au documentaire « Roi du Maroc, le règne secret ». Que la mystification grossière a rattrapé le principal instigateur de ce flop total, ses plumitifs rémunérés pour vulgariser sa politique de gribouille et les gorges profondes à l’évidence en mal chronique d’un coup médiatique providentiel.

 

Le réalisateur Jean-Louis Perez à la sortie de son documentaire espérait paraitre comme le journaliste d’investigation et le véritable enquêteur des États et des lieux des plus démunis. Il s’est lourdement trompé de sujet et de pellicule au point de se servir de prises de vue représentant la misère d’un pays autre. Ce délit de maquignonnage commis sciemment relève tout simplement des règles qui sanctionnent les infractions de leurs auteurs, surtout lorsqu’elles sont accompagnées de commentaires tendancieux, désobligeants et particulièrement dommageables à la réputation du Maroc.

 

Cet artisan zélé qui voulait faire de l’événementiel grand public, enfanta d’un scénario tortueux et bancal, dans le style d’une fabulation fabriquée avec le concours d’un assemblage de détracteurs disparates aux motivations multiples et variées. Pour se départir de son parti pris manifeste, il aurait mieux fait d’inviter des contradicteurs pour faire le contrepoids et sauver les apparences. Les téléspectateurs interloqués observaient les mêmes protagonistes qui défilaient pour revenir à plusieurs reprises à coup de gros plans dans un montage trop saccadé. Pour débiter mot pour mot les contrevérités précédemment claironnées et largement sues et répandues de longue date, comme pour exorciser en face de la caméra leurs traumatismes de leur mise à l’écart.

 

Au fur et à mesure du déroulement des monologues de sourds stériles, le réalisateur donne l’impression de s’égarer graduellement dans des complications croissantes qui sont la conséquence de l’usage excessif de répétitions fastidieuses de clichés éculés. Les faits marquants annoncés à coup de confidences-chocs qui préfigure d’un cataclysme d’envergure, ne sont en fin de compte que des tournures grotesques de phrases et d’assertions infâmes d’un ramassis de poncifs creux. À la fin du film, nous avons eu droit aux sempiternelles prédictions apocalyptiques et tarabiscotées de leur initiateur notoirement connu pour son égo surdimensionné, qui apparemment ne se lasse pas de cet exercice périlleux qui fatigue à la longue. 

 

La partition malhabilement orchestrée, ennuyeusement jouée par des interprètes dépourvus de stricte logique, englués dans des contradictions inopportunes, faisant usage d’une prose pesante, hachurée où se mêlent la calomnie pure et simple et les ragots colportés sous le manteau. Cette grossière entreprise de mystification a donné naissance à une minuscule souris ou un éléphant qui ne trompe que ses auteurs.

 

La production, un moyen d’exploitation pernicieuse

Que dire du producteur Luc Hermann, cet homme aux manigances de plus en plus dénoncées du fait de sa frénésie à vouloir faire du sensationnel à tout prix ? Dans ce film documentaire, le prédateur ne voyait que les retombées médiatiques, tant le Monarque Chérifien fait du buzz. Sans aucun a priori, il a engagé Catherine Graciet comme consultante rétribuée, bien qu’elle soit sous le coup d’une inculpation pour « chantage » et « tentative d’extorsion » sur la personne du Roi du Maroc, au mépris des règles d’éthique et de déontologie de sa profession. 

 

Il a façonné ce navet nombriliste pour le prince et consorts, à cause de leur vision cynique et nihiliste pour l’afficher sur sa chaine connue pour ses prises de position anti-marocaines. Les détracteurs acharnés de la Monarchie qui se sont prêtés à ce jeu pervers ont été discrédités de manière irrémédiable auprès de leurs concitoyens. Si la sourde animosité de Catherine Graciet, son nouveau friand boy et maitre chanteur éconduit était attendue. Le prince qui s’est de lui-même banni de sa terre natale, flanqué de ses écrivailleurs et le cercle d’aigris sont les grands perdants de cette farce ridicule.

 

Le Roi est riche, ses sujets savent qu’il l’est de naissance ? N’est-il pas l’héritier des Sultans qui ont gouverné le Grand Maroc durant 1200 ans ? Pourquoi lui contester la légitimité des biens légués par ses illustres ancêtres ? Pour quel motif lui dénier ce qui pour le commun des mortels est normal ? Pour quelles raisons s’abstiendrait-il de faire des investissements dans les secteurs de son choix ? Avons-nous oublié que les placements des riches étaient limités au foncier, immobilier et commercial pour l’essentiel ? C’est grâce à Feu Hassan et Sa Majesté que l’esprit d’entreprise et d’innovation a été impulsé, ce qui a eu un effet d’entrainement sur l’émergence de champions qui aujourd’hui prospèrent au Maroc et en dehors de ses frontières. 

 

Les chevauchées fantastiques du Souverain à travers les régions du Royaume attendues et espérées partout génèrent du développement, la croissance et des emplois. Rien ni personne ne peut contester que son règne est marqué du sceau de sa politique d’ouverture, de réconciliation nationale et de réformes fondamentales dans les domaines politiques et de la vie civile. La Monarchie Marocaine plonge ses racines profondément dans le terreau riche et diversifié de ses populations et se nourrit de la plus mystique communion, la plus parfaite et réelle Allégeance.

 

* El Amri Mustpaha

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