César vs Oscars: à table, le combat des chefs

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César vs Oscars: à table, le combat des chefs

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Qui des césarisés ou des oscarisés mangeront le mieux à l'issue des cérémonies du cinéma qui se déroulent ce week-end? Le chef triplement étoilé Pierre Gagnaire régalera les 735 convives au Fouquet's et Wolf­gang Puck officiera pour la 22e fois pour le gratin hollywoodien.

Les cartes sont avancées, les films sont lancés, les acteurs sont préparés. Mais des Oscars et des César la bataille ne se fait pas qu'à travers du prisme de la caméra. Après chacune des deux cérémonies, aura lieu un repas, lequel des deux sera le meilleur? Deux équipes s'affrontent, la démesure américaine face à la subtilité française.

 

Pop-corn à la truffe et caviar aux Oscars
Fort de ses 1500 invités, le dîner des Oscars propose une carte très complète. Son chef, Wolfgang Puck a prévu pas moins de 70 plats différents. Il y a de quoi s'y perdre mais aussi de trouver chaussure à son pied. Tout est prévu, du menu sans gluten, en passant par les habituels choix vegan et végétarien. Ainsi l'on peut y grignoter du pop-corn à la truffe et à la poudre d'or et ensuite se diriger vers le bar à sushi, coupe de champagne à la main, sortie d'une des 3600 bouteilles de la soirée. États-Unis oblige, les invités ne pourront passer à côté des pizzas et des hamburgers au cheddar vieilli accompagné d'un peu d'aïoli. Grande cérémonie rime avec luxe, saumon, homard et caviar parcourront les tables des stars. En dessert, les invités profiteront du buffet chocolat et ses éclairs, macaron ou de cookie aux oreo.

 

Homard et champignons de Paris aux César
Le menu de la soirée des César a été élaboré avec l'aide de Pierre Gagnaire qui collabore avec le Fouquet's depuis l'automne 2015. Le dîner de cette 42e cérémonie se déroulera dans la brasserie française centenaire qui élabore le repas d'après gala depuis 1977. «C'est comme un film, il doit raconter une histoire ; une histoire qui donne du plaisir, quelques émotions» raconte le chef. Ainsi Pierre Gagnaire ouvrira les festivités d'un menu unique avec une ballottine de foie gras de canard accompagnée d'un marbré de figues sèches. Les deux saveurs se marieront à celle de la confiture de betterave rouge soutenu par une compote de pomme ou une brioche d'artichaut. Les 735 convives pourront ensuite s'attaquer au homard poché au beurre noisette couvert par des champignons de Paris ou de la mangue et des oignons doux de Roscoff. Ils finiront sur une note de douceur en choisissant entre une mousseline et un potage de céleri-rave au curcuma.
 
«Le traditionnel foie gras est revisité par quelques saveurs et textures insolites. Et le homard se marie aux champignons de Paris et aux oignons de Roscoff. Le César, c'est la fête et le soleil dont tout le monde rêve» explique Pierre Gagnaire.»

 

Deux menus pour deux grands chefs
Pierre Gagnaire détient plus d'une quinzaine d'étoiles au guide Michelin, pour presque autant de restaurants. On en oublierait quasiment que le restaurateur a fait faillite en 1996. Inspiré par l'art dans son métier, il est obligé de revendre sa collection d'œuvres pour survivre. Il vit même avec 600 euros par mois à la suite de son fiasco. Mais le phénix renaît toujours de ses cendres. L'artiste culinaire n'abandonne pas et se relance dans Paris près de la place de l'étoile au 6 rue Balzac. Dix-neuf ans ans plus tard c'est la consécration: Pierre Bagnaire est élu par ses pairs meilleur chef du monde de l'année 2015. Le chef de 66 ans profite d'un style particulier, travaillant des mets simples pour leur donner un goût exquis. Il aime prendre des risques et associer des saveurs habituellement étrangères, mais trouve toujours l'équilibre. Un funambule de la cuisine.
 
Wolgang Puck, c'est l'histoire du rêve américain. Un «self made man» comme ils disent de l'autre côté de l'Atlantique. D'origine autrichienne, il apprend aux côtés de Raymond Thuilier, grand chef français créateur de l'Oustau de Baumanière, restaurant deux étoiles au guide Michelin. Il traverse la France, et travaille à l'hôtel Maxim's de Monte Carlo. À l'âge de 24 ans il se dirige vers les États-Unis pour fonder Spago. Lui qui s'attendait à ce que son restaurant soit un petit établissement de quartier se retrouve propulsé au sommet quand Ronal Reagan porte une casquette à son effigie. C'est la confirmation, les clients affluent et Wolgang Spuck devient le chef des stars et cuisine depuis 1985 pour les Oscars. Hollywood se presse chez Spago, où l'on peut aujourd'hui croiser Leonardo Di Caprio, un habitué du restaurant du chef de 67 ans.

Par : Arthur Dubois 1 pour H24info

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